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This title is printed to order. This book may have been self-published. If so, we cannot guarantee the quality of the content. In the main most books will have gone through the editing process however some may not. We therefore suggest that you be aware of this before ordering this book. If in doubt check either the author or publisher’s details as we are unable to accept any returns unless they are faulty. Please contact us if you have any questions.
Dans les premieres semaines de la guerre la presse parla abondamment de l'utilisation par les Allemands d'une piece d'artillerie fantastique - un obusier d'un calibre de 42 cm - capable de detruire n'importe quelle fortification. Cet enorme obusier, les ouvriers de l'usine d'Essen qui l'avaient fabrique, le baptiserent Bertha en hommage a leur patronne Bertha Krupp. Mais bientot Bertha se tut car elle etait inadaptee a la nouvelle forme de guerre, la guerre de tranchees. Cependant son nom s'etait, en quelque sorte, grave durablement dans les memoires francaises. Et, lorsque a la fin de 1915, de gros obus vinrent meurtrir Compiegne et Villers-Cotterets, les populations de ces villes, attribuerent ces tirs a Bertha. Or, ce n'etait pas Bertha qui tirait, c'etait Max, le long Max (Lange Max). Bien abrite loin derriere la ligne de front et pouvant propulser son obus a 20 km au-dela de celle-ci, Max n'etait en rien comparable a l'obusier dont la portee etait inferieure a dix kilometres. D'autres Max furent installes par la suite dont celui de Chuignes en 1918 . Et puis il y eut aussi, bien sur, le canon qui tirait sur Paris (Pariser kanone); et, pour les Parisiens, un canon capable de tirer a une telle distance ne pouvait etre qu'une Bertha, meme une Grosse Bertha! que les caricaturistes representerent sous l'aspect d'une femme necessairement grosse et moche puisqu'elle etait boche. La plupart des Francais ignorerent toujours que ces canons puissants etaient des canons de marine adaptes a une utilisation terrestre. Comment imaginer des canons de marine a cent kilometres ou plus des cotes, au milieu de terres a ble et a betterave ? On continua de les appeler Bertha et un siecle plus tard le nom demeure toujours vivace. Meme les Australiens se mirent a nommer ainsi les gros canons qu'ils avaient captures, distinguant cependant Big Bertha et Little Bertha. La lecture de cet ouvrage ne fera certainement pas disparaitre le nom impropre de Bertha, trop bien ancre dans la memo
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Dans les premieres semaines de la guerre la presse parla abondamment de l'utilisation par les Allemands d'une piece d'artillerie fantastique - un obusier d'un calibre de 42 cm - capable de detruire n'importe quelle fortification. Cet enorme obusier, les ouvriers de l'usine d'Essen qui l'avaient fabrique, le baptiserent Bertha en hommage a leur patronne Bertha Krupp. Mais bientot Bertha se tut car elle etait inadaptee a la nouvelle forme de guerre, la guerre de tranchees. Cependant son nom s'etait, en quelque sorte, grave durablement dans les memoires francaises. Et, lorsque a la fin de 1915, de gros obus vinrent meurtrir Compiegne et Villers-Cotterets, les populations de ces villes, attribuerent ces tirs a Bertha. Or, ce n'etait pas Bertha qui tirait, c'etait Max, le long Max (Lange Max). Bien abrite loin derriere la ligne de front et pouvant propulser son obus a 20 km au-dela de celle-ci, Max n'etait en rien comparable a l'obusier dont la portee etait inferieure a dix kilometres. D'autres Max furent installes par la suite dont celui de Chuignes en 1918 . Et puis il y eut aussi, bien sur, le canon qui tirait sur Paris (Pariser kanone); et, pour les Parisiens, un canon capable de tirer a une telle distance ne pouvait etre qu'une Bertha, meme une Grosse Bertha! que les caricaturistes representerent sous l'aspect d'une femme necessairement grosse et moche puisqu'elle etait boche. La plupart des Francais ignorerent toujours que ces canons puissants etaient des canons de marine adaptes a une utilisation terrestre. Comment imaginer des canons de marine a cent kilometres ou plus des cotes, au milieu de terres a ble et a betterave ? On continua de les appeler Bertha et un siecle plus tard le nom demeure toujours vivace. Meme les Australiens se mirent a nommer ainsi les gros canons qu'ils avaient captures, distinguant cependant Big Bertha et Little Bertha. La lecture de cet ouvrage ne fera certainement pas disparaitre le nom impropre de Bertha, trop bien ancre dans la memo